• 9 mois plus tard : mes accouchements partie 2

     

    9 mois plus tard : mes accouchements partie 2

     

     

     

    Ma journée a commencé tout en douceur, ma Deu’Z lovée dans les bras, je me suis mise à repenser au jour de sa naissance et je me suis dit  que vraiment ces deux mois je ne les ai pas vu passer.

     

    Aujourd’hui, j'ai donc eu envie de te raconter mon deuxième accouchement tout aussi rocambolesque que le premier mais en même temps très différent.

     

    Pour que tu comprennes bien le déroulé des choses, il faut remonter un peu plus loin que le jour où ma puce est née.

     

    A partir du deuxième trimestre de grossesse, ma petite gymnaste avait décidé d’adopter une position particulière, les fesses en bas avec une jambe en tailleur et l’autre tendue avec le pied devant le visage. Un siège mi complet mi décomplété, une position bien compliquée.  Je me demande encore comment elle a pu être à l’aise installée comme ça, mais n’empêche qu’elle l’a quand même gardée jusqu’à la fin pratiquement.

     

    Je ne sais pas pourquoi mais j’étais déjà convaincue au fond de moi qu’elle ne bougerait plus. Le médecin lui se voulait rassurant, d’après lui, les bébés bougent encore beaucoup à ce stade.

     

    Mon intime conviction fut confirmée à la troisième échographie, bébé était toujours dans la même position.

     

    C’est à ce moment qu’on a commencé à nous parler de version, césarienne et d’accouchement en siège. Des mots qui m’ont vraiment fait peur sur le moment.

     

    Nous avions une dernière chance pour convaincre gentiment la Mouflette de bien vouloir faire sa galipette toute seule avant qu’on ne lui soumette l’idée d’une manière moins diplomate. Un délai de trois semaines nous était accordé avant une quatrième échographie.

     

     C’est durant cette période pleine de doutes et d’inquiétude que les cours de préparation à l’accouchement ont débuté. Tu sais ces cours où tu as le droit de te plaindre que tu as mal partout, que tu ne dors plus la nuit, que tu as l’impression d’être un dragon parce que ta fille appuie avec sa petite tête sur ton estomac et te cause de violentes brûlures d'estomac, sans qu’on te regarde de travers (bah oui pourquoi on se plaint franchement, la grossesse c’est géniale), et accessoirement ils servent aussi à t’apprendre des techniques de relaxation que tu n’utiliseras de toute façon pas au moment fatidique.

     

    J’ai alors fait la connaissance d’une super sage-femme qui était convaincue que ma fille aller se retourner. Elle m’a parlé de différentes méthodes pour aider bébé à se retourner naturellement. Certaines connues comme l’ostéopathie ou l’acupuncture. Et d’autres un peu moins comme le pont indien ou celle de la prière musulmane ( en gros tu reste 20 minutes allongée les fesses surélevées par un coussin et ensuite 20 minutes encore mais cette fois à quatre pattes) ou encore la Moxibustion (à tes souhaits !) qui consiste à réchauffer à l’aide d’un morceau de charbon un point d’acupuncture, en l’occurrence là le coin externe du petit doigt de pied, et à faire pénétrer la chaleur à travers la peau.

     

    Après avoir tout essayé et mettre cramée une dizaine de fois les orteils, verdict de la quatrième échographie : la Deu’z n’a pas bougé d’un centimètre ! Et pourtant c’est pas faute de lui avoir expliqué que la vie tête en bas style chauve-souris c’est pas mal non plus, mais bon apparemment mes arguments n’ont pas été assez convaincants.

     

    C’est là que tout s’accélère !

     

    Avec lui, nous avons eu rendez-vous avec un gynécologue qui nous a proposé ( imposé?) une version pour essayer de retourner le bébé en appuyant sur le ventre. Avant même qu’on puisse réfléchir, elle était déjà programmée quinze jours plus tard.

     

    Quinze jours pendant lesquels tout le monde y va de son petit commentaire très rassurant sur la version, « Oh la la, mais est-ce que tu sais que c’est affreusement douloureux » et j’en passe. 

     

    Le jour J, avec Lui, nous sommes arrivés un peu stressés à la maternité. Le médecin qui nous accueille, refait une échographie pour vérifier la position du bébé qui désormais se présente les deux jambes tendues. On nous installe dans une chambre en attendant d’aller au bloc pour la version car l’heure de mon passage n’est pas encore connue, il est 7h45.

     

    J’ai oublié de te préciser qu’il faut être à jeun depuis minuit au cas où il y est une urgence lors de la version et qu’il faille faire une césarienne. Le seul problème c’est qu’en étant enceinte c’est une vraie torture et en plus je ne suis passée au bloc qu’à 13h30. Mais bon passons ces petits problèmes d’organisation.

     

    C’est donc l’heure pour moi de descendre au bloc, toute seule, car le papa ne peut pas être présent. On me fait prendre un médicament absolument dégueulasse qui est censé empêcher de vomir pendant l’acte sauf que c’est lui qui te donne envie de vomir. Allongée dans le lit uniquement vêtue de la très célèbre tenue de bloc opératoire transparente et ouverte à l’arrière, direction le bloc. Et forcément comme je n’ai jamais de chance, en descendant la sage-femme se trompe de bouton et nous atterrissons au sous-sol de l’hôpital. La porte de l’ascenseur s’ouvre sur un groupe de quatre ouvriers, qui je le pense, ont été tout aussi surpris que moi.

     

    Une fois le bon étage trouvé, nous voilà en salle d’opération. Tout le monde gravite autour de moi sans vraiment me porter attention ce qui me laisse une sensation étrange. Etant moi-même soignante, se retrouver de l’autre côté fait toujours bizarre.

     

    La version en elle-même me laissera un très mauvais souvenir, peut-être parce qu’elle n’a pas fonctionné. On m’avait prévenue que c’était désagréable, mais moi je l’ai vécue comme un acte douloureux avec en plus un médecin qui a appuyé de toutes ses forces sur mon ventre car ma fille avait la tête coincée au niveau de ma cage thoracique.

     

    Elle a tellement forcé que cela a déclenché le travail. Il a fallu faire un scanner du bassin en urgence pour voir si le bébé pouvait passer en siège mais dans mon cas cela aurait été trop dangereux et pour ne rien te cacher, l’idée d’avoir une méga épisiotomie, souvent obligatoire dans ce type d’accouchement, ne m’enchantait pas vraiment.

     

    Retour au bloc mais cette fois accompagnée du papa qui lui a réalisé un de ses rêves : être dans la peau d’un chirurgien ! Très fier dans son pyjama bleu et avec son masque sur le nez, je le revois encore dire aux sages-femmes : POUSSEZ-VOUS C’EST UNE URGENCE ON VA AU BLOC !!!

     

     J’ai eu le droit pour la deuxième fois de la journée au médicament qui donne la gerbe (les laboratoires devraient se pencher sur son cas à celui-là). Comme pour mon premier accouchement, la pose de la rachi anesthésie a été un peu compliquée mais au moins cette fois l’anesthésiste était aimable.

     

    La césarienne s’est bien passée dans l’ensemble, bon mis à part le moment où ma jambe est tombée de la table d’opération mais passons. C’est quand même une sensation étrange. Sentir tout ce qui se passe, avoir des mains à l’intérieur de soi mais sans douleur.

     

    Ma Deu’Z est née à 19h49, 48 cm pour 3,190 kg (oui un beau bébé pour 37 semaines d’aménorrhée) de bonheur.

     

    Le meilleur souvenir dans cet accouchement restera le fait que nous n’avons pas eu ces deux heures de séparation maman-bébé en vigueur lors des accouchements par césarienne, grâce à une équipe de sages-femmes tip top qui m’ont permis d’avoir mon bébé avec moi en salle d’opération et  de réveil. Le lien avec ma Deu’Z a pu se créer immédiatement.

     

    Très différente de l’arrivée de ma Prem’S, celle de ma Deu’Z reste un souvenir inoubliable avec une marque dans ma chair indélébile, ce petit sourire au bas de mon ventre.

     

     

     

    Plein de Paillettes sur toi

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    diva.gb
    Mardi 19 Avril 2016 à 23:39

    vraiment tres passionnant de te lire et partager ton intimité de super maman car en effet tu l es et tu peux etre fiere de toi.comme je te l ai déjà dit tu es à applaudire 1000 fois pour ce que tu réalises à ton age.je te souhaites une tres bonne continuaion et espère régulièrement prendre le temps de te lire.bisous de nous

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